zo iNiTiATiON SPEECHES
S01E46 2024-09-12

S01E46 — 12-09-2024.

L’effet de choc.

jour 46.

Encore une grosse prise de risque, cette fois-ci pour le site internet, graphiquement, j’ai pris un sacré risque. Ce qui risque de déplaire aux personnes plus conventionnelles. Clairement le but, de cette façon, je m’assure que le site de zo marquera l’esprit de la personne qui le visitera. Créer un langage, c’est avant tout beaucoup de marketing finalement. Tu as ton produit (ici mon langage), tu ouvres une boutique (dans mon cas, le site de présentation) et tu as des visiteurs.

Ces visiteurs ne savent pas à quoi s’attendre lorsqu’ils vont visiter ton site, à vrai dire, ils ne s’attendent à rien du tout. Pour le peu de gens qui vont s’y rendre, ils m’offriront 30 secondes de leur temps pour avoir un avis. Un temps très court pour convaincre, tu m’diras — c’est vrai, les normes sont de plus en plus réduites et l’attention que l’on porte sur les choses ont diminué. Mais, dans le monde de la musique, ce temps est encore plus court. En effet, tout doit se faire en 15 secondes pour inciter l’auditeur à poursuivre son écoute. Alors, on développe des techniques pour s’assurer d’attirer l’attention. Tout de même, ce n’est pas une science exacte, tout ce fait par des tests.

Par exemple, cela peut se traduire par — commencer la chanson par le refrain. Une des techniques que j’aime bien, c’est de perturber l’auditeur, procurer assez d’émotion au point de provoquer une réaction qu’elle soit positive ou négative. Peu me chaut que cela déplaise, au contraire, même dans le négatif se cache du positif.

Je reviens dans le contexte du site et admettons qu’un visiteur (appelons-le Serge) après avoir parcouru mon site le déteste. Serge déteste tellement l’expérience de mon site ainsi que mon langage qu’il souhaite en parler autour de lui pour partager son avis avec d’autres personnes (disons sur X tiens). Il va devoir partager mon site tout en déversant son dégueulis de quaalude au travers d’un post. Et c’est exactement ce que je veux. Inconsciemment, Serge m’aide grandement dans mon marketing qui consiste à faire parler de moi au plus grand nombre.

« Il a tout de même publié un article négatif. »

Carrément ! Tu as raison. Maintenant, changeons d’angle de vue — on se met dans la peau de Brigitte, une personne qui reçoit les publications de Serge. Elle voit l’article colérique de Serge concernant un truc qu’elle ne connait pas qui apparemment s’appelle zo… Au vu des paroles de Serge, elle sent qu’il en a gros. Elle s’interroge sur les raisons qui ont sorti son ami de ces gonds, au point de prendre la décision de cliquer pour comprendre. À ce moment-là, si je traduis les interactions obtenues — j’ai obtenu un clic, plus un partage, plus un second clic.

« Pas mal pour un baye négatif. »

Et ce n’est pas fini puisque Brigitte visite le site, sauf que les émotions que lui procure l’expérience du site et le langage diffère de celle de Serge. Brigitte est plutôt partisane de ce qu’elle contemple — à partir de là, il y a d’innombrables possibilités. Brigitte peut décider de ne rien faire, Brigitte peut partager le site avec des amis qui ont le même quaalude ou encore répondre à Serge pour lui faire part de son désaccord.

Peu importe le cas, l’effet de choc a fonctionné. Il aura permis de susciter de l’intérêt, créer du débat et du partage, etc. Ce sont les conséquences qui importent et non les joutes d’analphabètes diplômés. Surtout que je ne cherche pas à convaincre, je cherche à partager mon travail. Je ne m’attends pas de faire l’unanimité. Du coup, dans le reste à faire pour le site :

  • intégrer la version desktop.
  • implémenter un REPL en WebAssembly.
  • écrire la documentation.
  • écrire l’initiation.
  • écrire les examples.

Ce soir, j’attaque l’intégration de la version desktop et l’implémentation du REPL en WebAssembly. La seconde partie est un peu plus complexe puisqu’elle consiste à convertir du code Rust en WebAssembly pour ensuite importer le code WebAssembly depuis JavaScript. Je m’attends à des points bloquants, rien d’insurmontable. Une fois ces deux tâches finies, je passerai dans la phase rédactionnelle.

« Oh non pas la documentation, cette diablerie de zouave est un calvaire. Je re-fu-se de m’y atteler. »

Je te comprends, tout de même, c’est une phase méga importante. Imagine-toi, acheter un objet électronique (téléphone, machine à laver, ordinateur, etc.) sans manuel d’instruction. Certes, tu vas réussir à l’utiliser, mais tu vas passer à côté d’un tas de concepts et de possibilités. De plus, tu ne peux pas te permettre de faire la moitié du boulot, un langage sans documentation est encore au stade de langage jouet. Il n’accompagne pas l’utilisateur dans son apprentissage. C’est bien beau les devinettes, mais au-delà de l’intuition, le concret doit toujours primer. Quelle valeur j’apporte à l’autre ?

Je n’ai pas encore trouvé mon approche concernant, le ton, la forme ainsi que le fond mais c’est sûr que l’effet de choc sera de mise.

« Mouahahahahahahahahahahahahahahaaaa. »

Je te partage ce site qui te donne des pistes sur le minimum que tu dois livrer pour permettre aux gens d’apprendre ton langage ou ton outil. On peut y liretout un tas d’approches différentes. Fais-toi plaisir.

@invisageable